Alors que l’intérêt des médias et du public pour le rugby grandit, et que le nombre de licenciées progresse lentement mais sûrement, la FFR, de manière discrète, imposent un coup d’arrêt à la pratique féminine du rugby à XV.
Une obligation déroutante
À partir de la saison prochaine, chaque équipe devra aligner un minimum de 45 joueuses, au lieu de 16, en requérant également une équipe réserve et une équipe cadette. Cette décision de la FFR semble sonner le glas de la pratique féminine en compétition.
Les raisons de cette décision
Quelles sont les motivations derrière cet acharnement ? Est-ce par peur que le rugby féminin ne rivalise avec le puissant rugby masculin ? Est-ce une conviction archaïque selon laquelle ce sport ne serait pas adapté aux femmes (il est bon de rappeler qu’il a fallu plus d’un siècle pour que les femmes commencent à pratiquer ce sport) ? Ou s’agit-il de questions économiques à long terme, puisque les clubs avec une section féminine ne reçoivent aucune subvention spécifique ?
Subtilement et sournoisement, les instances dirigeantes du rugby n’ont pas communiqué cette information de manière publique ; elle n’a été mentionnée que dans un bref article du Midi Olympique.
Manon Batiat


