Loung Ung d’abord, ils ont tué mon père

Ce récit autobiographique, dont le titre évoque immédiatement l’intensité émotionnelle, nous plonge dans les horreurs de l’ère des khmers rouges.

Au fil des pages, nous découvrons l’incroyable survie d’une jeune fille face à la faim, à la mort, à la haine et à l’impuissance de révolte contre le régime cruel et paranoid de Pol Pot. Depuis l’évacuation de Phnom Penh le 17 avril 1975, justifiée par de faux prétextes de bombardements américains, cette narration poignante décrit l’exode, les déplacements de villages vers les camps de travail, et l’enrôlement des enfants dans l’armée.

Nous souhaitons vous faire découvrir l’œuvre de Loung Ung, qui nous a touchés en profondeur tout en éclairant la complexité du peuple cambodgien.
« Le génocide commis par les khmers rouges au Cambodge a peu été documenté. Le livre de Loung Ung comble cette lacune. »

Une enfance brisée

En avril 1975, l’armée de Pol Pot envahit Phnom Penh, mettant brutalement fin à l’enfance de Loung Ung, alors âgée de cinq ans. Élevée dans un cadre privilégié avec ses six frères et sœurs, ses parents d’origine chinoise doivent fuir la capitale, errant rapidement de village en village, se faisant passer pour des paysans illettrés. Pour maximiser leurs chances de survie, Loung et sa famille se dispersent, et la fillette est recrutée comme « enfant-soldat ».

Dans le chaos, Loung perd ses parents et deux de ses sœurs, qui disparaissent les uns après les autres.

La force de l’espoir

Tout au long de ces quatre années d’horreur, peu importe la dureté des événements, Loung Ung s’accroche à un profond amour familial et maintient son espoir, tant pour elle-même que pour ses proches.

Ce témoignage, d’une puissance évocatrice rare – évoquant un parallèle troublant avec les écrits d’Anne Frank pendant la période hitlérienne – nous plonge intimement dans l’une des plus grandes tragédies du XXe siècle.

« Ceci est l’histoire du triomphe de l’esprit d’un enfant sur la tyrannie… » (La Reine, Nour de Jordanie)

Actuellement basée aux États-Unis, Loung Ung est porte-parole de la Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel, une organisation qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1997.

Ophélie

« Je m’appelle Ophélie, je dirige l’association Destins de femmes à Arles, un engagement né le jour où j’ai réalisé, en feuilletant des archives locales, à quel point l’histoire des femmes avait souvent été racontée à voix basse.
Dynamique et profondément investie dans la vie associative, je travaille chaque jour pour faire avancer les droits des femmes et transmettre leur mémoire.
J’écris ici pour partager ces récits, éveiller les consciences et donner envie d’agir, à hauteur humaine. »

Destins de Femmes